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Village Partenaire, Funds For Good, Brusoc et Kristel Keunings s’allient pour proposer aux femmes une coupe à moins de 5 euros.

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Par Victor Lepoutre

Plus que quelques jours avant l’ouverture du salon de coiffureYK Hairstylingde Kristel Keunings au 51 rue Fernand Bernier à Saint-Gilles. Cela fait plus d’un an que cette nouvelle entrepreneuse travaille à l’établissement de son projet, un salon de coiffure féminin qui prévoit une réduction de plus de 50% sur ses prix classiques pour les bénéficiaires du CPAS, soit moins de 5 euros pour une coupe, et moins de 25 euros pour une permanente. Retour sur un investissement personnel, et la complémentarité de trois structures de financement et d’accompagnement.

Des débuts difficiles

« Tout le monde ne comprend pas que l’on puisse se lancer dans l’entreprenariat sur base d’une clientèle démunie. C’est dur de vendre le projet et beaucoup de portes nous ont été fermées » confie Kristel. Heureusement, l’entrepreneure de Saint-Gilles n’était pas seule. En se lançant d’abord comme indépendante, elle a reçu l’aide de Caroline Joris, accompagnatrice d’entreprise auVillage Partenaire, situé dans la même rue que son futur salon.

« On travaillait vraiment comme un duo »

« Caroline m’a vraiment expliqué toutes les bases concernant l’établissement du plan financier. Elle m’a guidé vers les organismes qui pouvaient m’aider à financer mon projet » explique Kristel.

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Pour l’ouverture de son salon, elle a reçu :

-  19000 euros par Brusoc, organisme chargé de soutenir la création et le développement de très petites entreprises dans les quartiers fragilisés de la région bruxelloise.

-  5000 euros en prêt d’honneur de la part de Funds For Good, organisme aidant les personnes sans emploi à s’insérer de manière durable par l’entreprenariat.

-  5150 euros via la plateforme de crowdfunding Kiss Kiss Bank Bank.

« Funds For Good m’a aidé à prendre mon indépendance »

Ces derniers mois, c’est d’ailleurs Funds For Good qui a repris l’accompagnement de Kristel. « Je vois que j’avance avec eux, ils ont vraiment compris le cÅ“ur du projet, ils ont également un très bon service ». Ce dernier point est particulièrement tangible puisque c’est Funds For Good qui a aidé Kristel à trouver le bon entrepreneur pour rénover sa vitrine à un prix avantageux, ou encore un coach comptable pour l’aider à mieux comprendre l’univers des chiffres.

« L’accompagnement de Caroline et deFunds for Good, sont très complémentaires. Caroline m’a d’abord pris par la main pour me lancer, puisFunds For Good m’a aidé à prendre mon indépendance, en me rendant des services, mais en me suivant de manière plus distante. »

L’envie de se développer

Kristel a beaucoup d’ambition pour son salon. Selon elle, son modèle de coiffure accessible à tous pourrait se décliner à l’extérieur de Saint-Gilles, et peut-être le décliner à l’ensemble des communes de Bruxelles-Capitale. Si cela se confirme, il est sur qu’elle pourra compter sur la complémentarité de l’accompagnement du Village Partenaire et de Funds for Good.

Adresse 51 rue Fernand Bernier Saint-Gilles
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Belgomarkt

Belgomarkt : Un supermarché durable alimenté par Village Partenaire, Brusoc et Funds for Good.

On y est : depuis le 17 mai 2016, Bruxelles a enfin son premier supermarché de proximité basé sur un concept d’approvisionnement 100% local : Belgomarkt. L’idée est issue de trois fondateurs, Mélanie Mikiels, Trésor Stevens, et Stéphanie Deblon. Près de quatre mois après l’ouverture, c’est une affaire qui marche et Mélanie ne tarit pas d’éloges sur l’accompagnement dont elle a bénéficié. Retour sur les premiers mois d’une réussite commerciale où la complémentarité des aides a primé.

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Melanie

Par Victor Lepoutre

Septembre 2016, les 439 mètres carrés occupés par Belgomarkt sont maintenant bien remplis, ce supermarché d’un nouveau genre se fournit aujourd’hui auprès de 110 producteurs, tous belges, et effectuant déjà des livraisons à Bruxelles. L’empreinte carbone de la nouvelle enseigne reste donc minime. Les clients, eux aussi, sont au rendez-vous : on en compte 200 par jour en moyenne.

C’est plus que l’estimation initiale du plan financier compilé par Caroline Joris du Village Partenaire de Saint-Gilles qui accompagne Belgomarkt depuis ses débuts. « J’aurais pas pu m’en sortir toute seule » explique Mélanie, « j’ai trouvé Caroline très méthodique et elle nous donne des choses à faire, si c’est pas fait on sent que ça n’avance pas. Elle m’a également donné beaucoup de retour ce qui m’a permis de m’organiser. Heureusement que je suis tombé sur elle ».

Aiguillage, conseils et financement.

Village Partenaire, c’est aussi une mine d’informations pour Mélanie et Trésor. En effet, il est souvent difficile pour de jeunes entrepreneurs de savoir qui contacter pour obtenir des conseils ou encore des aides financières.
Caroline conseille donc aux deux entrepreneurs de faire une demande de prêt auprès de Brusoc, un fond régional destiné à soutenir la création et le développement de très petites entreprises. Résultat, c’est une aide de 73 000 euros qui viendra soutenir le lancement de Belgomarkt durant les premiers mois. A ceci s’ajoutent, 5000 euros de prêt d’honneur de Funds for Good et des fonds provenant d’une campagne sur growfunding.be, un site de crowdfunding pour les projets d’économie durable. « Le crowdfunding, c’était la cerise sur le gâteau mais la base c’est le prêt de Brusoc. Il nous a servi à régler un certain nombre de soucis au début ». L’aiguillage de Caroline Joris à travers les différentes aides disponibles aux petites entreprises a donc porté ses fruits.

Mais c’est aussi le choix du modèle de coopérative qui fut prépondérant pour Belgomarkt. « La possibilité de rassembler un grand nombre de profils différents autour du projet a permis une complémentarité au niveau des connaissances et de l’analyse » explique Mélanie. Une importante présence dans les médias a également apporté un bon nombre d’investisseurs. Pour Mélanie, c’est le meilleur moyen de rassembler des financements et des cerveaux. Ca permet d’avoir une complémentarité au niveau des connaissances et de l’analyse.

Bien parés pour l’avenir

Grâce aux conseils et aides financières de Village Partenaire, Brusoc, Funds for Good, et de Growfunding, Belgomarkt dispose d’une stabilité qui va lui permettre de grandir. Il reste encore beaucoup à faire et Mélanie en est consciente. Les trois co-fondateurs continuent à emmagasiner de l’expérience en vente, et à améliorer leur système logistique. Mais six mois après l’ouverture de Belgomarkt, la coopérative prévoit déjà de développer de nouveaux projets. Ateliers ‘agriculture durable’, cours de yoga, c’est bientôt bien plus qu’un supermarché qu’on trouvera au 19, rue de Dublin à Ixelles, et cela incitera peut-être le lancement d’autres incitatives dans le reste de Bruxelles ou ailleurs. C’est en tout cas le souhait de Mélanie.